Les
arbres de moyenne montagne sont des conifères (à
aiguilles courtes ou longues) essentiellement de la
famille des Pinacées, mais également de la famille des
Cupressacées. *
L'Arole
L'épicéa Commun
Le Mélèze
Le Pin à Crochets
Le Genévrier Sauvage
* On ne trouve pas de conifères de la
famille des Taxodiacées ( Séquoia ou Cyprès) ou des
Taxacées (If).
Les arbres de basse montagne sont des feuillus.
Les feuillus
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L'Arole
Pinus Cembra L.
(encore appelé Pin cembro)
Classé dans la catégorie des
conifères à aiguilles longues.
Famille des Pinacées
L'Arole est une espèce résistant aux
dures conditions climatiques de haute montagne. Il
constitue avec le Méléze et le Pin à Crochets (ou Pin
de Briançon) les forêts les plus élevées de l'étage
subalpin.
Mais ses peuplements ne sont jamais
très denses, et on le retrouve souvent auprès des
rhododendrons. Très présent dans les Carpates, il est
relativement rare en France, où il vit entre 1400 et
2500 d'altitude.
A Méribel, on le trouve vers 1800
mètres au-dessus du lac de Tueda en direction du Mont
Vallon.
De croissance lente, large et compact
quand il est jeune, il se reconnaît surtout à ses
branches largement étalées, souvent redressées, et qui
descendent fort bas le long du tronc. De loin on le
confond aisément avec le Pin à Crochets.
Mais la confusion n'est pas possible
lorsqu'on regarde ses aiguilles : elles sont réunies par
5. C'est le seul pin vivant à l'état naturel en France
qui présente cette caractéristique, alors que les
autres pins ont leurs aiguilles regroupées par 2. Le
cône gros comme une poire est rempli de graines de la
grosseur d'un grain de café. Ces graines sont
comestibles, elles sont mangées par les choucas et les
casses-noisettes, et faisant également autrefois le
bonheur des habitants de la vallée.
Il atteint sa maturité à 25 ans, il
peut aller jusqu'à 25 m de haut et vivre jusqu'à 600
ans.
Son bois est utilisé en ébénisterie.
Il est de couleur rouge oranger. Il dégage toujours une
odeur très agréable à respirer. Les panneaux des
meubles en arole font souvent ressortir les magnifiques
nuds de l'arbre.
Les meubles en aroles ne craignent pas
les mites. On fabriquait autrefois des armoires en aroles
pour ranger les vêtements en laine. Nos beaux
vaiselliers ont été faits en arole. Nos ancetres en ont
fait des cercueils car ce bois se conserve bien dans la
terre.
Cette essence de bois est protégée à
Méribel.
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L'Epicéa commun
Picea Abies L. (encore
appelé Sapin du Nord)
Classé dans la catégorie des
conifères à aiguilles courtes.
Famille des Pinacées
C'est notre populaire "sapin de
noël". C'est également le géant des arbres
originaires d'Europe, puisqu'il peut atteindre 60 mètres
(40 mètres en Savoie). C'est également l'essence la
plus utilisée en reboisement.
L'Epicéa Commun pousse dans toutes nos
montagnes jusqu'à 2000 m. Il se distingue facilement des
vrais Sapins par plusieurs caractères aisés à observer
:
D'abord par ses cônes pendants ( et
non dressés) et qui tombent entiers sur le sol, alors
que ceux des sapins se disloquent sur l'arbre (pour ceux
qui n'ont pas de mémoire, "Epicéa : pinne en bas,
pin Cembro pinne en haut"),
Ensuite par les protubérances
ligneuses de ses rameaux dont l'écorce n'est jamais
lisse comme chez les sapins
Enfin par ses aiguilles quadrangulaires
et piquantes, sans bandes blanches visibles dessous.
Assez tolérant quand à la nature du
sol, résistant bien, même jeune au froid et aux
gelées, il est bien plus rustique que son cousin
d'Amérique l'Epicéa de Sitka.
Exigeant seulement en lumière,
l'epicéa était jusqu'à peu de temps la première
essence de reboisement de l'Europe Occidentale. Mais il
est supplanté depuis peu par le Douglas ( Pin des
Montagnes Rocheuses de l'Ouest américain), de croissance
encore plus rapide.
Il atteint sa maturité à 50 ans, il
peut aller jusqu'à 50 m de haut et vivre jusqu'à 400
ans.
C'est surtout pour son bois que
l'Epicéa est employé. Le bois des épicéas d'altitude
est réservé aux usage nobles, celui de basse montagne
sert pour les charpentes.
L'Epicéa est présent dans les forêts
de tarentaise. Son bois est très utilisé à Méribel
tant à l'intérieur des chalets ( parquets, lambris,
meubles,..) et qu'à l'extérieur (charpentes, bardage).
Sa croissance étant moitié plus lente
que celle du Douglas, ses fibres sont très fines et
très solides. Il se polit bouceaup mieux que le Douglas
ou le sapin du Nord. Il constitue dans nos stations de
sport d'hiver toutes les bardages et menuiseries
extérieures. On fabrique également pour les chalets de
très bons meubles rustiques en épicéa massif (
Plateaux de tables de 60 mm, ..)
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Le Melèze
Larix Decidua Mill.
Classé dans la catégorie des
conifères à aiguilles courtes.
Famille des Pinacées
C'est un des plus beaux conifères de
nos montagnes avec son feuillage très léger, vert au
printemps virant au jaune orangé en automne.
Cas unique chez les résineux d'Europe
: ses aiguilles sont caduques (ce qui explique les
différentes teintes qu'elles prennent).
Très apprécié comme arbre
d'ornement, il l'est aussi comme essence de reboisement
en raison de sa rapide croissance lorsqu'il est jeune.
C'est un montagnard que l'on retrouve
entre 1200 et 2400 m, à l'étage subaplin, en compagnie
du hêtre vers 1200 m et en moyenne montagne à côté de
l'Arole et du Pin à crochets.
Son houppier clair laisse passer la
lumière et ne nuit pas à la végétation du sol.
Essence avide de lumière, il aime un air sec et un sol
bien alimenté en eau. Son bois, souple et résistant,
est rouge saumon.
On en trouve beaucoup en Haute
Tarentaise ( Aime, Macot, Val d'Isère), en Maurienne et
dans le Brianconnais. Il aime le terrain chaud et humide.
Il atteint sa maturité à 50 ans, il
peut aller jusqu'à 40 m de haut et vivre jusqu'à 600
ans.
Son bois est imputrescible. On
l'utilise pour les charpentes et les balcons. Nos aïeux
s'en servaient souvent pour faire aussi des cercueils!
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Le Pin à Crochets
Pinus uncinata Mill. Ex Mirb.
( encore appelé Pin de montagne ou Pin de Briançon)
Classé dans la catégorie des
conifères à aiguilles longues.
Famille des Pinacées
Le Pin à crochets ressemble beaucoup
au Pin sylvestre ( Pin d'Auvergne). Il s'en distingue
cependant par son écorce grisâtre, par ses aiguilles
vert foncé, plus épaisses et jamais vrillées, par ses
cônes dont les écussons déformés sont recourbés vers
le bas et munis d'un crochet.
C'est un arbre montagnard qui vit en
haute altitude ( 1500 à 2300 m). Résistant très bien
au froid et au vent, il est aussi frugal et tolérant
quant à la nature des sols.
Il pousse dans notre région sur des
terrains très rapides et en gypse ( roche souvent en
décomposition).
Il vit très vieux.
Il est plus fréquent dans les
Pyrénées où ce bois a été utilisé comme bois de
charpente pour les bâtiments militaires de Mont-Louis.
Par ailleurs, sa résine entre dans la préparation d'un
baume, utilisé en médecine populaire sous le nom de
"baume des carpathes"
En Tarentaise, il est rarement utilisé
dans la construction car peu présent et situé dans des
endroits difficiles d'accès.
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Le Genévrier Sauvage
Juniperus communis L.
Classé dans la catégorie des
conifères à aiguilles courtes
Famille des Cupressacées
Le Génévrier sauvage est un petit
arbuste pouvant atteindre 4 à 5 m de hauteur.
On le trouve sur les crêtes de la
commune des Allues ( également au plan de la Perriere)
De petite taille, il pousse à coté
des myrtilles entre 1800 et 2000 m
Il sert de refuge aux grives et aux
petits tétras.
Le Génévrier Thurifère ou
Génévrier à encens ( conifère à aiguilles
squamiformes) ne se trouve pas en Tarentaise, mais dans
le Parc National des Ecrins.
Espèce très proche, la Sabine
(Juniperus sabina L.) est un sous-arbrisseau, le plus
souvent rampant, qui pousse entre 1500 et 2500 m,
uniquement dans les Alpes et les Pyrénées centrales.
Ses rameaux, souvent couchés, portent de petits fruits
toxiques (boules violettes de 5 mm de diamètre)
contenant des graines ovales.
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Les feuillus : Arbres de basse montagne
 
Dans la partie basse de la commune des
Allues on trouve de nombreuses espèces de feuillus :
Hêtres ( le froid rend ce bois très dur et très
nerveux) , Frênes, Chênes (le froid de l'hiver fait des
gerçures dans son bois), Charmes, Ormes, Bouleaux,
Trembles, Noyer**, Pommiers sauvages, Merisiers,
Noisetiers, ..
Pour les amateurs de cueillette, on
trouve également outre les myrtilles, les framboisiers
sauvages.
**Noyers :
Nos aïeux possédaient autrefois
beaucoup de noyers qu'ils utilisaient pour faire leur
huile. Les noyers ont disparus de notre commune dans les
années 1930- 40 essentiellement pour 2 raisons :
- ils ont été victimes de la
pollution de l'usine de Bozel qui fabriquait des produits
chimiques,
- l'arrivée du "progrès"
rendait la fabrication de l'huile peu rentable et les
arbres ont été vendus aux riches commerçants pour
faire des meubles (essentiellement des lits).
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